1 : Quelles sont les missions populaires autour du quantique aujourd’hui ?
Jimmy Saade : Chez QuRISK, nous affirmons que 2026 est l’année de la planification de la cryptographie post-quantique, la PQC. Et en effet nous remarquons une demande croissante des entreprises à ce sujet. C’est le début d’une vague qui ne va faire que s’amplifier. La planification PQC comprend globalement 3 phases : l’inventaire cryptographique, l’évaluation des risques, et la stratégie de migration.
2 : À quoi sert cette étape, pourquoi ne pas directement passer à la migration PQC auprès d’un prestataire technique ?
JS : La migration PQC est un projet pluri-annuel qui demande des budgets et une organisation conséquents. Il faut donc nécessairement commencer par une étape de cadrage, spécifique à chaque entreprise. Cette étape sert à élaborer une roadmap pertinente bien entendu, mais aussi à expliquer le risque au conseil d’administration afin de dégager le budget nécessaire. Le mot-clé c’est la visibilité : c’est ce que demandent nos clients. Les experts QuRISK donnent de la visibilité ainsi que de la crédibilité à un projet long et techniquement complexe, mais indispensable.
3 : Se lancer dans la planification PQC, c’est probablement compliqué, cher et chronophage ?
JS : Au contraire, aborder la PQC est simple et peu onéreux. Cette première phase de cadrage de la migration PQC reste dans un coût très contenu, évidemment relatif à la taille de l’entreprise. Il est aussi possible de faire une intervention sur un périmètre restreint pour commencer. On peut travailler sur l’infrastructure informatique, ou sur un hardware précis, ou même sur un produit IoT qui engage des données sensibles... L’important c’est de commencer quelque part ! Et ce sont nos experts qui se chargent du travail. En mettant tout le processus à plat, en priorisant les chantiers, et en communicant sur les risques de la bonne manière, c’est au contraire un gros poids en moins sur les épaules du RSSI et du DSI.